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Passion

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 3.81/5

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13 critiques: 3.83/5

visiteurnote
X27 4
Pikul 3.5
nisei 4.25
Mounir 3.75
Miyuki 2
Kokoro 4
Izzy 4.75
Illitch Dillinger 3.5
Hojo 3.75
hkyume 4
Gaor 4
Bastian Meiresonne 3.5
White Snake 4.75


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CREVE-COEUR

Adaptation du roman de TANIZAKI Junichiro "SVASTIKA", le film conte l'histoire d'une passion dévorante et obsessionnelle entre 4 personnages . Construit autour de WAKAO Ayako, Mitsuko TOKUMITSU dans le film, le réalisateur MASUMURA Yasuzo nous a révélé une actrice des plus fascinante, sublime, sensuelle et au charisme fou et exceptionnel . Dans "PASSION", on peut dire que la belle mène vraiment la danse ; à son contact hommes comme femme semblent hypnotisé et sous l'emprise de cette Mante Religieuse . Manipulations psychologiques en tout genre jalonnent le film où le personnage de Mitsuko, sous son apparence angélique cache un caractère vil et miachiavélique ; c'est vraiment un personnage égoiste et calculateur, mais qui est parvient quand même à nous émouvoir . Sonoko KAKIUCHI, superbe KISHIDA Kyoko, est tout le contraire de Mitsuko, cependant sous ses apparences de première communiante elle n'est pas dupe du jeu de son amante bien qu'elle lui fait croire le contraire . Eijiro WATANUKI, l'amant de Mitsuko et Kotaro, le mari de Sonoko son plus en retrait dans le film ... Comme dans toute l'oeuvre de MASUMURA Yasuzo, amour, passion et mort sont liés, Eros et Thanatos et dans "PASSION" on ni échappe pas bien qu'elle ne soit pas aussi violente que dans "La bête aveugle" . Dans l'ensemble, j'ai bien aimé le film bien que je lui préfère "La femme de Seisaku" et "Tatouage", en espérant une sortie des autres films du duo MASUMURA Yasuzo / WAKAO Ayako qui ont bien fait 10 ou 11 films ensemble .

11 août 2005
par X27


De TANIZAKI à MISHIMA

MANJI (SVASTIKA en français)le livre de Tanizaki,a beau dater de 1928,sa modernité reste frappante en 2004.Il en va aussi du film de MASUMURA. Ce chassé-croisé amoureux entre quatre personnages est toujours limpide,passionnant à suivre et mis en scène avec une efficacité remarquable,à la manière d'un témoignage vécu raconté à un vieil écrivain (qui ressemble évidemment beaucoup dans ce film au vrai TANIZAKI ),et en cela fidèle à la construction du roman. Les deux actrices sont parfaites,AYAKO WAKAO l'actrice-fétiche du réalisateur,se révélant trouble et vénéneuse, et sa partenaire,la tout aussi sublime KYOKO KISHIDA(la fameuse FEMME DES SABLES) étant quant à elle trés émouvante livrée à cette passion qui la consûme.Les deux hommes sont évidemment en retrait,il s'agit avant tout de traiter du pouvoir de séduction féminin et des ravages qu'il provoque...en toute acceptation des victimes. Oeuvre raffinée,esthétique et à la sensualité authentique,(on ne voit pourtant quasiment rien de la nudités des héroines), MANJI bénéficie de l'apport d'une musique trés souvent présente en arrière-plan et qui accompagne à la perfection les tourments des protagonistes et les retournement de situation liés aux faux-sembalnts et aux mensonges qui parsèment ce véritable piège des sentiments qui s'offre à nous. Si la thématique de la passion amoureuse est présente dans toute l'oeuvre de TANIZAKI,le fait de dater ici le scénario dans les années 60 (celle du tournage du film) lui amène un style et une ambiance propres à un autre grand romancier japonais,YUKIO MISHIMA,autre grand observateur sans concession des rapports amoureux :avec cette histoire de manipulation exercée par le pouvoir de séduction fascinant de la belle MITSUKO et la cruauté des situations qui en découlent,nul doute qu'il a dû trouver des points communs avec son propre univers. De quoi apprécier un peu plus,si besoin était, ce film brillant et superbement composé.

16 décembre 2004
par Kokoro


Passion ne ment

Avec cette nouvelle adaptation d'un roman de son auteur fétiche Junichiro Tanizaki, Masumura se trouve dans son plein élément: dépeindre une relation obsessionnelle et les ravages de l'amour sur des individus. Sauf qu'au lieu des tourments d'un couple hétérosexuel, le réalisateur s'attaque à l'homosexualité à travers l'étrange jeu entre deux femmes. Provocateur, Masumura s'amuse à briser les tabous et à bousculer les conventions, notamment par cette incroyable scène érotique du "déshabillage" enragé de l'une par l'autre en début du film – seul moment où la femme passionnée aura la main; car dévorée par son amour, elle perdra rapidement tous moyens face à "l'obscur objet de désir", qui n'en finit pas de jouer avec sa maîtresse dans un étrange jeu de "dominant – dominée". Et au réalisateur de forcer sciemment le trait pour démultiplier les élans obsessionnels…jusqu'à donner à son film les traits d'un vaudeville…pour adultes. Autant le film gagne en grotesque, autant il perd de sa superbe sensibilité et de son érotisme troublant de son début. Dommage, qu'il n'ait pas gardé le cap pour tenter de forger un vrai chef-d'œuvre du thriller érotique et psychologique.

06 septembre 2007
par Bastian Meiresonne


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